samedi 19 mai 2007

Une affaire de pourcentage

Après une période creuse pour alimenter mon blog, pas par manque d'idées mais parce que je me suis plongé dans un expérimentation des rouages de l'internet, je reviens sur mon "post" du 21 Avril concernant les statistiques de l'e-commerce.
J'ai eu l'occasion de parcourir de nombreux blogs et de discuter avec quelques éminents 'faiseurs d'internet" qui confortent mes pronostiques.
A l'horizon 2010, 10% des ventes textiles se feront sur Internet... d'où l'inquiétude des marques et l'effervescence des sites de vente en ligne: Va-t-on gagner 10% ou perdre 10%?

Doit on s'engager dans du "mass market" car il ne faut pas se voiler la face, l'e-commerce en fait partie et les marques de Luxe s'y engouffrent.

L'argument choc que j'aime faire entendre à ceux qui le veulent:
Une marque qui fabrique 10 millions de pièces par an devra en vendre 1 million sur internet, soit avec un panier moyen de deux articles: 500 000 ventes.
Cela nous fait donc 1369 ventes par jour et avec un taux de transformation moyen de 2% il faudrait 70000 visiteurs par jour pour les réaliser.
Si quelqu'un connait un site de marque, voire multimarque spécialisé qui a autant de trafic, qu'il me le dise...

Pour les marques "moyen / haut de gamme" se pose un autre problème: Quelle part prendra le déstockage et les ventes privées dans ce taux ?
Prenons l'exemple de Diesel qui multiplie ses ventes privées et est présent sur les principaux sites de déstockage (yoox...). Ils seront plus sensibles compte tenu de leurs volumes à la quote -part internet qu'une petite marque et pour eux le déstockage est vital pour atteindre les 10%.

Dans l'affaire, les plus gros perdants sont les détaillants revendeurs car la marque devra rogner un petit peu sur sa marge de prix de gros alors que le revendeur n'y gagnera rien.
exemple, un jean Diesel: (approche grossière)
Prix de revient initial= 35 euros vendu 75 euros au détaillant qui le revend 150 euros....
Dans le cadre d'un déstockage, ce produit sera vendu par la marque entre 50 et 65 euros et revendu entre 75 et 100 sur internet.
On est sur de la deuxième vie mais le consommateur trop attiré par le bon coup ne voit pas la différence.

Dans ce nouveau monde on imagine que les marques fabriqueront pour les ventes privées...

Mais qu'en sera-t-il de leur image?

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